04 décembre 2009
Identité cassoulet ! (bis)
Résolument contre un débat orchestré au moment d'une campagne électorale qui débute, par le pouvoir en place et à son seul profit.
Oui, s'il est une évidence, c'est que nous devons nous interroger sur le devenir des valeurs républicaines au moment d'une crise économique et sociale importante.
Non, nous ne devons pas chercher les responsables là où ils ne sont pas comme cela avait été fait jadis.
Premier débat régional, Verdun, ville où des millions de français sont morts pour défendre notre pays, nos valeurs, de Liberté, d'Egalité et de Fraternité, Fra-ter-ni-té !!! ...
C'est aussi la ville où un élu UMP, André Valentin, a choisi d'exprimer un relent de haine intolérable ! (cf. vidéo ci-dessous)
Monsieur Besson peut s'en défendre, l'odeur qui se dégage de son débat national est des plus nauséabonde car ce débat devient pour les racistes et xénophobes de tous poils, l'occasion de se défouler gratuitement.
Et il est à craindre, sous couvert d'expression populaire, que des initiatives malheureuses ne soient prises, chacun pourra se faire son opinion à l'égard de cette vidéo.
15:43 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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03 décembre 2009
Identité cassoulet...
En préalable au débat sur l'identité nationale, sans plus de commentaires...
01:26 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30 novembre 2009
identité nationale, or not ?
Dans les Vosges un jeune pop' en plein délire, qui résume entre autres choses, l'identité nationale au fait de savoir lire et écrire la langue française... (vu dans l'émission place publique sur image plus, la télé locale vosgienne)...
C'est bel et bien ignorer, non seulement la réalité du pays et la quantité grandissante de français qui n'ont jamais su lire et écrire, ainsi que ceux qui ne maîtrisent pas la langue, mais aussi ignorer la configuration de notre pays, notamment avec les départements et territoires d'outre mer où des tribus subsistent avec leurs langues et leurs cultures, n'en demeurant pas moins françaises...
Dès lors, résumer l'identité nationale à un drapeau, à un hymne ou à l'apprentissage de la culture unique est une profonde inéptie représentative de l'UMP...
Dernier dérapage du premier des jeunes pop', Benjamin Lancar, plus populiste que populaire pour le coup, repris dans le quotidien gratuit "20 minutes" et dans "le Parisien"...
Des manifestants de l'UMP (vous ne rêvez pas) se sont fait interpeler par la police à Paris, là ne réside pas le dérapage, mais plus dans la conclusion apportée par Benjamin Lancar à la suite de l'intervention des forces de l'ordre :
«Au début, la police a cru à une manifestation de sans-papiers», raconte dans Le Parisien leur président Benjamin Lancar. «Quand ils ont eu la certitude qu'on était de l'UMP, ils ont compris qu'on ne voulait pas faire de mal à quiconque»
M. Lancar tendrait ainsi à accréditer le fait que les sans papiers voudraient faire du mal, mais à qui ?
Quand beaucoup d'entre-eux travaillent paisiblement en France, y payant même des impôts, on voudrait les mettre au ban de la société française ?
Sans compter les multiples dérapages incontrôlés de Brice Hortefeux, ce genre d'amalgame créé à l'heure du débat sur l'identité nationale tend à expliquer que le sans papier peut être dangereux, et inculte (il ne sait pas lire et écrire)...
Malgré les dénégations du Jeune Pop' vosgien lorsque le représentant du Modem a déclaré que l'UMP se rapprochait de l'extrême droite, il est bon de lier tout de même les faits ennoncés à la réalité et de se demander si loin de s'en rapprocher, elle n'aurait pas déjà franchi la ligne jaune en y mettant les deux pieds ?
23:19 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Michel Heinrich déjà en campagne ?
On ne s'y trompe pas et notre député-maire bien aimé qui a résolument trouvé sa clientèle , non plus.
Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque j'ai découvert, sur le magazine "Pélerin", Michel Heinrich, en photo.
Il n'y a qu'à lire la couverture pour saisir le malaise, notamment au moment d'un débat sur l'identité nationale lancé par les amis politiques de l'édile local, élu de la République, une République laïque, présent en couverture d'un magazine chrétien ??? ...
Cette manière déguisée d'imposer une idéologie sous couvert de la République est désagréable, me fait peur et se trouve être contraire à la volonté affichée du gouvernement de voir disparaître de la rue certains signes ostentatoires religieux... Si le Gouvernement entend interdire les burkas, il doit aussi interdire ce genre de publicités avec des élus.
En quelques pages, Epinal est décrite comme une ville cousue de fils d'or, "24 heures à Epinal", une ville idyllique, sportive, où associations culturelles côtoient associations cultuelles (catholiques de préférence à en voir les photos et les textes), où on cache tout de même les pauvres qui font les poubelles des magasins, où on nie les incivilités routières, où les commerces se meurent en centre ville, etc... Lot commun de toute ville comparable mais qui devraient nous encourager à éviter de nous gargariser avec du vide.
Quelques images, quelques descriptions survolées ici et là laissent tout de même dubitatif, notamment au sujet de "la navette"... décrite comme "gratuite" et "toutes les dix minutes"... Oubliant au passage de rappeler les horaires d'utilisation...
Dans la rubrique petite tromperie entre amis, on nous sert sur un plateau d'argent un parking et des navettes gratuites en oubliant de dire que les navettes ne roulaient que du lundi au samedi de 14h00 à 19 heures ainsi que les mercredis et samedis matins de 9h30 à 12h30.
Horaires assez restrictifs pour qui se lève tôt et travaille... et se voit contraint à payer des stationnement en centre ville jusqu'à 9€50 la journée...
22:08 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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19 novembre 2009
Coup de gueule de Dechavanne...
Un coup de gueule qui m'interpelle...
Pourquoi lui ? Et combien de temps va t il rester à TF1 ?
20:00 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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12 novembre 2009
Ségolène Royal défend le droit de "critiquer le pouvoir en place"
source : afp
Ségolène Royal (PS) a estimé jeudi que "dans une démocratie il doit être possible de critiquer le pouvoir en place", à propos de de l'écrivain prix Goncourt Marie NDiaye mise en cause par un député UMP pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy.
"Je crois quand même que la liberté d'expression des écrivains est un bien très précieux (...) Heureusement qu'ils ont cette liberté d'expression", a déclaré l'ex-candidate PS à la présidentielle Mme Royal sur RMC et BFM-TV.
"On lui reproche, je crois, d'avoir tenu des propos désobligeants à l'égard de Nicolas Sarkozy. C'est quand même un comble. Je crois que dans une démocratie il doit être possible quand même de critiquer le pouvoir en place", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.
"J'ai eu ma dose et moi je n'ai jamais poursuivi", a aussi déclaré l'ex-candidate à l'Elysée évoquant "cette liste d'insultes que j'ai reçue". Elle a notamment rappelé les propos du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre demandant qu'elle "aille en hôpital psychiatrique".
Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand s'est refusé jeudi à trancher le différend entre Marie NDiaye et le député UMP Eric Raoult estimant que l'un et l'autre ont le droit de dire ce qu'ils veulent.
M. Raoult avait réclamé mardi "un droit de réserve des écrivains" mettant en cause des déclarations critiques de Marie NDiaye sur le chef de l'Etat.
12:03 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10 novembre 2009
un député de l'UMP veut faire taire Ndiaye et les Goncourt, pour la France
Lors d'une interview parue dans la presse cet été, Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, explique naturellement ce qu'elle pense de la
France d'aujourd'hui :
« cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d'ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux »
Cela ne plait visiblement pas à l'UMP dont un député, a violement réagi lors d'une question au ministre de la culture :
« Le droit d'expression ne peut pas devenir un droit à l'insulte »
Les prises de position de Marie Ndiaye sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du chef de l'Etat. Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte [...] »
Dans l'insulte il doit y avoir la volonté d'offenser, si parler de monstruosité en matière de sarkozysme ou de qualifier ainsi des complices du pouvoir, revient à être une insulte faut il rappeler les propos de notre ministre / omniprésident à l'égard des jeunes des banlieues, parlant de "racailles", le "casse toi pauv'con", le "salope" d'un ministre à l'égard d'une adversaire politique, le "tocard" d'une conseillère / députée parisienne, etc... etc...
Ces propos n'ont jamais fait l'objet d'une question à l'Assemblée Nationale...
Prendre pour insulte un simple constat personnel fait par une citoyenne distinguée pour sa finesse d'esprit et ses qualités littéraires relève tout simplement de la censure.
« Nous sommes partis à Berlin en grande partie à cause de Sarkozy »
Dans l'entretien, à la question « Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ? », l'écrivain répondait :
« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous [avec son compagnon, l'écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants, ndlr] ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça.
Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.
Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus.
Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c'est la mort.” »
chose dite, chose faite...
Combien de personnes ont rêvé de quitter la France au lendemain des élections sans pour autant en avoir les moyens ??? ...
Depuis l'arrivée de l'UMP, beaucoup de valeurs ont été bafouées, on organise la chasse aux étrangers, la chasse aux pauvres, la chasse aux chômeurs, la chasse aux malades, la chasse aux jeunes dans les cages d'escaliers, la chasse aux prostituées, les rafles d'étrangers à la sortie des écoles en 2007 jusqu'à l'expulsion de sans papiers dans des pays en guerre... La liste n'est pas exhaustive, mais oui, tout cela est monstrueux par le fait que l'on "oublie" voire, que l'on nie nos valeurs républicaines, Liberté, Egalité, Fraternité...
Bernard Pivot a répondu le plus simplement du monde à cette injonction du député au ministre de la culture :
«Le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France»
note personnelle
Parler avec son coeur ne signifie pas toujours parler avec modération, Marie Ndiaye a reconnu ce matin sur Europe 1 (11/11/09) que le mot de monstrueux dans l'interview qui a provoqué la colère de l'UMP était excessif.
La polémique et le mélange des genres provoqués par l'UMP n'en restent pas moins douteux, ressortir du placard des faits passés, peut être pour capter l'attention des gens et appeler l'académie qui désigne le prix Goncourt une certaine vigilance ?
L'esprit et le résultat du post reste le même : Non à la censure.
15:34 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07 novembre 2009
L'Etat subventionne une entreprise qui licencie !
20:40 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06 novembre 2009
Identité cassoulet...
Eric Besson a le sens de l'humour. Hué par les étudiants de Sciences Po Paris, jeudi soir, lors d'une conférence sur la promotion de la diversité dans les entreprises, il a déclaré une fois reparti par la porte de derrière : «C'était sympa. Ça m'a permis de chanter la Marseillaise en arrivant ce qui ne m'était jamais arrivé dans cet amphi lorsque j'y étais étudiant.»
Attendu à 16 h30, le ministre est arrivé avec deux heures de retard. Pour l'accueillir, 150 étudiants irrités par le débat sur l'identité nationale et soucieux de le faire savoir. Et une banderole «Identité cassoulet».
«Rien que les termes du débat m'énervent. Pourquoi ne pas parler de citoyenneté ? Qu'est ce que ça veut dire “Identité nationale”», lance une étudiante, en équilibre sur une marche d'escalier. «Le débat est complètement faussé, on mélange tout, immigration et identité», enchaîne une autre, les cheveux en bataille.
«Ils ont verrouillé les entrées»
Dans les couloirs, ce jeudi soir, 150 élèves protestent à coups de «Besson Démission» ou de «Régulariser les sans-papiers.» On entend aussi, toutes les 2-3 minutes, «Travail, famille, patrie, c'est pas ça notre identité.»
«C'est ça qu'il appelle le débat ?», peste Andréa, 20 ans, la voix fatiguée d'avoir crié. Comme la plupart des élèves, elle vient de se faire refouler à l'entrée de l'amphi où se déroule la conférence. «C'est difficile d'avoir un débat quand on ne laisse pas les gens s'exprimer !», râle t-elle. «Ils ont verrouillé les entrées et on n'a même pas vu Eric Besson arriver. Il est passé par une porte de derrière, c'est courageux».
Plus malin, Mohamed, 18 ans, a réussi à se faufiler. Il raconte: «Quand Besson est rentré dans l'amphi, on a chanté la Marseillaise et on a déployé une banderole “Besson Expulsion”. Avant que le ministre prenne la parole, Jean-Paul Huchon (président socialiste du conseil régional d'Ile-de-France, ndlr) a fait une petite diatribe contre le débat sur l'identité nationale. Besson lui a répondu super sèchement : “Jean-Paul, on fait un face-à-face quand tu veux et où tu veux”. C'était hyper violent. A part ça, il n'a pratiquement rien dit...»
Présent lui aussi, Amar Ferdjaoui, délégué syndical CFDT et membre du groupe Ressource pour l'égalité homme-femme. «Quand les jeunes ont chanté la Marseillaise, le ministre s'est mis à chantonner aussi... C'était d'un goût très mauvais. A la fin, il a évoqué ses souvenirs d'étudiant à Sciences po, en disant qu'à son époque, il n'y avait pas de chorale...»
«J'ai même pas envie de participer au forum»
Plantées devant la porte de l'amphi depuis deux bonnes heures, Amélie et Clothilde, en master Relations internationales: «Franchement, y a plus urgent à traiter que cette question de l'identité nationale... Et c'est pas en ouvrant un forum sur internet qu'on crée un débat, ce n'est pas ça la démocratie.» La copine de renchérir : «J'ai même pas envie de participer au forum car je sais déjà que ce qui sera dit sera mal utilisé et mal interprété à des fins populistes.»
Dans un communiqué publié plus tard dans la soirée, les élèves dénoncent notamment «la censure quasi-systématique mise en place sur le site internet censé organiser ce débat virtuel et réifié».
20h30. A la sortie, un représentant du syndicat étudiant Unef tire sur sa cigarette, satisfait. «On a organisé ce comité d'accueil assez spontanément. C'était important de lui montrer qu'on refuse son double discours. D'un côté, il renvoie des migrants en Afghanistan, et de l'autre il vient tenir à Sciences Po un discours sur la diversité...»
Entretemps, le ministre a filé – comme il est arrivé – par une porte à l'arrière du bâtiment. «Oui, un charter l'attendait...», s'amuse un étudiant. Besson n'était pas le seul à avoir de l'humour.
12:33 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 novembre 2009
Débat sur l'identité nationale = opération de diversion
"Il faut reconquérir les symboles de la nation" - Interview de Ségolène Royal dans Le Parisien
Vous avez dit être favorable au débat sur l'Identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?
C'est un débat dont j'ai repris l'initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu'on peut lire sur le site Désirs d'Avenir. Je n'ai donc pas attendu aujourd'hui pour donner ma vision de cette question centrale.
Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté la Marseillaise dans les meetings. Pour vous l'Identité nationale passe par ces symboles forts ?
Il y a beaucoup de choses dans la Nation : l'histoire, les valeurs, les symboles mais aussi l'avenir. L'identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n'ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l'identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution Française, c'est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les vrais clivages entre l'instrumentalisation d'une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.
C'est une mise en cause de la politique de Nicolas Sarkozy ?
Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l'identité nationale, c'est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l'image de la France à l'étranger. Ce sont les conséquences d'une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes... Garantir l'égalité réelle, voilà le premier fondement de l'identité nationale.
Etes-vous d'accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore, à la Marseillaise ?
Il faut reconquérir les symboles de la Nation. C'est pourquoi j'ai souhaité faire chanter la Marseillaise dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés par cela, c'est un comble ! Alors que la Nation est à l'origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l'égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l'hymne national, parfois d'ailleurs parce qu'on est déçu que la Nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l'égalité entre tous les Français.
La gauche devrait-elle s'emparer de ce débat ?
Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c'est une opération de diversion pour sortir d'une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C'est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable c'est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.
[...]On a parlé de votre solitude, des rangs qui s'éclaircissent autour de vous...
Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n'ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d'elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d'animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d'avenir ? C'est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d'élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l'excellence environnementale et de la création d'entreprises, sans augmenter les impôts.
22:37 Ecrit par Fabrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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