25 octobre 2009

Entre injustices et réalités...

article_royal-reims.jpg"...l'histoire a plus d'un tour dans son sac car elle n'obéït à aucun déterminisme mécanique et se moque des triomphalismes à courte vue. L'histoire est pour le meilleur et pour le pire ce que les hommes et les femmes en font. L'histoire sera dans le temps qui est le nôtre ce que nous serons capables d'en faire, voilà pourquoi aujourd'hui notre responsabilité est immense, elle est lourde et en même temps exaltante, car ce cycle s'achève, ce cycle s'achève en ayant semé tant d'injustices et de mépris, tant de hantise, de tomber sans pouvoir se relever, tant d'inquiétude pour l'avenir et tant de doutes, sur la capacité de la politique à remettre les choses d'aplombs, qu'il y a urgence, extrême urgence, urgence à empêcher que le monde ne se défasse davantage, c'est le rôle de la gauche, celui du socialisme, celui du socialisme du 21° siècle..."

 

Extrait du discours de Ségolène Royal au Congrès de Reims

23 octobre 2009

A gauche, on a pas d'idées...

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... se complait à répéter la droite... Mais on a des valeurs dont nous n'avons pas à rougir ni même à nous cacher des caméras pour en parler !


Humaines et humanistes, des valeurs nous permettant de privilégier l'humain à l'argent ? Est ce un mal ? Qui nous le reprocherait ?


Les populistes décrivent souvent le socialisme comme un mal pervers, "dépensier avec l'argent des autres..."


Au delà du socialisme,  le "social" consiste à donner des chances à tout le monde à la hauteur des capacités de chacun, parce que l'homme n'est pas une norme, parce que chaque homme est un individu unique. Le socialisme ne doit pas se résumer à une distribution "gratuite" d'argent, sans contre partie, mais à un accompagnement, au fait de ne pas laisser des gens en difficulté sur le bord du chemin en continuant à aller de l'avant.


Ainsi va la vie et pendant que j'écris, pendant que vous me lisez, le pouvoir actuel organise la casse des services publics, "... hôpitaux, transports, poste, gendarmerie, tout y passe, dans un désordre indescriptible au détriment de territoires déjà durement touchés par la crise financière et les derniers remparts de la solidarité sont ainsi enfoncés. Si ce ciment de la nation est rongé par la lèpre des restrictions, alors nous y perdrons une part de nous même et de notre identité française... " (S. ROYAL)


Quid de la réalité de ces maux ? L'histoire, une histoire très proche de nous a prouvé à juste titre que l'intérêt, sinon l'inquiétude des français quant à leurs services publics était grande, la votation organisée pour la poste nous l'a prouvé avec les quelques deux millions de votants qui se sont prononcés contre la privatisation de la poste... Le futur nous dira très vite je pense la considération qu'apporte l'UMP à ces personne qui se seront exprimées.


S'il est évident que Nicolas Sarkozy ne tient pas ses promesses, (on tourne tous les yeux vers EDF GDF, Arcelor Mittal où indirectement il a joué le pompier pyromane qui arrive après l'incendie), souhaitons qu'il reste garant de l'expression démocratique, quelle qu'en soit la forme, à défaut d'être une idée, c'est un principe et une valeur qu'il nous faut conserver =

le service public gardien de la solidarité et de l'unité du pays, de l'égalité de traitement de tous, par tous et partout...

 

 

 

 

 

13 octobre 2009

Ségolène Royal est isolée ... ?

Par nico7535

 

Ségolène Royal était l'invitée ce dimanche du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, l'occasion idéale pour voir à quel point elle pouvait être isolée :

Ainsi, pouvait-on constater la présence de Jean-Pierre Mignard, l'ex-président de Désirs d'Avenir et avocat de Ségolène Royal, celui qui aurait pris ses distances avec l'ex-candidate à la présidentielle, celui qui a aussi gagné il y a quelques jours un procès intenté par Ségolène Royal contre Paris-Match pour des photos volées...

D'autre part, on pourra noter la présence d'Edith Cresson, ex-Premier Ministre.

 

Jean-Pierre Mignard, avocat et ex-président de Désirs d'Avenir,

Edith Cresson, ancienne Premier Ministre sous François Mitterrand (1991-1992)

Egalement présents, les députés Delphine Batho, Guillaume Garot ou Gaëtan Gorce (qui réaffirmait son soutien à Ségolène Royal il y a peu sur son blog), ainsi que Dominique Bertinotti, maire du 4ème arrondissement de Paris.

 

 

Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, lors du au Grand Jury RTL

Dominique Bertinotti, Maire du 4ème A. de Paris (à gauche)

Delphine Batho député PS des Deux-Sevres (à droite)

Gaetan Gorce, député PS de la Nièvre (arrière plan) - cc RichardTrois

Ci-dessous, Jean-Louis Bianco, fidèle soutien et député des Alpes de Haute-Provence, et Kamel Chibli, adjoint au maire de Lavelanet (Ariège) et déjà membre du Conseil National du PS, que Ségolène Royal a proposé à sa place à Martine Aubry pour la remplacer au bureau national du parti.

 

 

Enfin, Monique Iborra, députée de Haute-Garonne, Jean-Patrick Gille, député d'Indre-et-Loire et secrétaire national du PS à la famille, Jean-François Macaire, vice-président socialiste de la Région Poitou-Charentes et auteur de "J'ai vécu une révolution silencieuse" (voir photo ci-dessous) et aussi Pierre Bergé (qui n'apparait pas sur les images) et Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère fidèle.

 

 

De gauche à droite : Monique Iborra, députée de Haute-Garonne,

Jean-Patrick Gille, député de la Nièvre

Jean-François Macaire, vice-président PS de la région Poitou-Charentes.


Pierre Bergé justement : il y a quelques jours, c'était à son tour de faire - une nouvelle fois - démentir les rumeurs à son sujet en se présentant aux côtés de Ségolène Royal, lors de son Université Populaire sur Barack Obama, ou la présidente PS de la région Poitou-Charentes a aussi réçu un soutien appuyé du philosphe Bernard Henri-Lévy.

Sur son blog, Michèle Delaunay, députée PS de Gironde réaffirme à nouveau son soutien dans un billet intitulé "Une femme qui en a" : "Ségolène a un caractère solide et du courage. Est-ce si répandu en politique, où la fragilité et l'art de contourner ou d'éviter les situations difficiles sont menu quotidien".

Sur le site de Désirs d'Avenir, c'est Cyril Piquemal, directeur de cabinet de Ségolène Royal qui dément les rumeurs dans la presse concernant "son départ" (qui n'en est pas un : il est toujours là et bien là), et sur un dîner organisé récemment et relaté par Libération.

Et pendant ce temps Ségolène Royal s'entoure et travaille, après le sociologue Alain Touraine ("Si la gauche veut des idées") et le philosophe Régis Debray, elle s'affiche au côté d'Edgar Morin lors d'une Université Européenne sur les politiques de civilisation, qui a réuni début octobre des chercheurs et politiques du monde entier. On notera aussi la présence de Danielle Mitterrand, femme du défunt président, voir -ci-dessous.

 

Photo Regis Duvignau / Reuters


Ceux qui ont quitté le bateau ? Peillon et Valls (qui emmène Aurélie Filipetti dans sa roue) pêchent par ambition personnelle (après tout) quand d'autres, Guérini ou Collomb, que l'on présente comme d'ex-soutiens n'ont finalement jamais vraiment été là.

C'est juste de la politique, finalement. Rien de très neuf...

 

12 octobre 2009

Ségolène Royal était l'invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro

Par nico7535



La présidente PS de la région Poitou-Charentes était l'invitée ce dimanche soir du Grand Jury, l'occasion pour elle d'être interrogée et d'intervenir sur nombre de sujets d'actualité.

L'émission en intégralité :

1. Sur la polémique autour de Frédéric Mitterrand

" Frédéric Mitterrand s'est expliqué, il a avoué avoir... un certain nombre de choses, il les a condamnées. Je ne participe pas aux chasses à l'homme, je n'ai pas à juger moralement les actes d'un homme et ce n'est pas à moi de m'ériger en juge. Ceux qui l'accablent et ceux qui le défendent ont tort les uns et les autres, il n'y a pas de faits judiciaires établis. Vous savez la condamnation que j'ai toujours apporté au tourisme sexuel, et que j'ai été tant que Ministre de la Famille et de l'Enfance, la première responsable politique à avoir négociée des accords de lutte contre cette abomination. La question de sa démission relève du président de la République, c'est lui qui nomme les ministres, c'est à lui d'évaluer, devant la polémique, ce qu'il convient de faire, c'est de sa responsabilité.

2. Sur Benoît Hamon et ses propos sur Frédéric Mitterrand

"Je n'ai pas à regretter que des responsables socialistes aient une liberté de parole Je trouve normal que certains puissent être profondément choqués. Sur ces sujets de société, chacun a le droit de dire ce qu'il ressent, ce qu'il vit, ce qu'il a sur le coeur, ce qu'il condamne profondément parceque ce sont des valeurs fondamentales qui sont mises en cause. Les amalgames entre Benoît Hamon et le Front National sont une caricature excessive. Il a quand même la liberté de s'exprimer sans qu'on le harcèle de cette façon là. Entre l'affaire Clearstream, l'affaire du ministre de la Culture, toutes ces affaires secondaires qui sont graves dans les faits, je ne veux pas les minimiser mais les Français ont le sentiment qu'on leur parle beaucoup de choses qui n'intéressent pas vraiment en comparaison de qu'ils vivent et de la crise qu'ils subissent."

3. Sur le prix nobel de la paix attribué à Barack Obama

"C'est un choix audacieux pour la paix dans le monde et pour la planète toute entière. Il n'est pas exact de dire qu'il ne l'a pas mérité. Contrairement à ses deux prédecesseurs n'a pas attendu la fin de son mandat pour s'engager avec force dans la résolution du conflit Israëlo-Palestinien. Un pas a déjà été franchi dans la bonne direction.  Enfin, il a mis fin à huit années de délire de l'administration Bush par son grand discours du Caire tendant la main à l'Islam, mettant fin au choc des civilisations. Il a posé les bases de la construction d'une paix durable à l'échelle de la planète. Et là, ce ne sont pas des intentions, ce sont déjà des actes. En lui attribuant ce prix, c'est une exigence qui pèse, c'est un poids diplomatique supplémentaire qui lui est donné, une pression qu'il a sur les épaules. Et sa réaction avec beaucoup d'intensité et d'humilité lui donne les moyens - avec l'appui de la communauté internationale - de réussir quelquechose de grand et quelquechose de fort".

4. Sur la guerre en Afghanistan

"Faut-il envoyer davantage de soldats en Afghanistan ? On le doit et on le peut. C'est une guerre qui veut éradiquer les bases et les sources du terrorisme, et je pense que les Etats-Unis, avec les forces qui les appuient, gagneront cette guerre. Il faut tout faire pour aider à la rapidité et à la résolution de cette guerre. La France devra aussi y prendre sa place dès lors que les stratégies militaires seront suffisamment bien pensées pour éviter ou l'enlisement, ou la fuite en avant. Ce que l'administration Obama a commencé à faire. C'est à dire redéfinir une stratégie avec un équilibre entre une présence des soldats au sol ou des frappes aériennes, on connaît les inconvénients et les avantages de ce type de choix. L'ensemble des pays qui veulent un monde libre et éradiquer le terrorisme devront, dès lors qu'ils seront d'accord avec ces stratégies militaires, apporter leurs forces. L'action militaire est un appui à l'adhésion des populations civiles et à l'avenir de leur pays. Si nous mettons en doute nos possibilités de gagner en Afghanistan, alors nous mettons en doute nos propres soldats".

5. Sur la polémique sur l'arrivée de Jean Sarkozy à l'EPAD

"S'il ne portait pas le nom qu'il porte, serait t-il à la place à laquelle il est aujourd'hui ? Ils ont fait démissionner un membre du conseil d'administration de l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense) pour pouvoir nommer quelqu'un qui n'est pas totalement anonyme, puis pour le voir devenir par la suite par enchantement président de cette structure qui brasse des milliards d'euros. Sommes-nous en République ? La République, c'est la reconnaissance de la place de chacun en fonction de ses mérites propres, pas en fonction du nom que l'on porte. Qui peut ne pas être choqué ? Ce sont des enjeux financiers très importants. Ca peut toujours servir avant une prochaine élection présidentielle, si vous voyez ce dont je veux parler, de tenir ainsi des clefs et de brasser des milliars d'euros. Je n'espère pas pour eux. En tout cas, c'est beaucoup de pouvoir, de rapports de forces, de flux financiers pour un aussi jeune homme, mais peut-être fera t-il ses preuves comme son papa en attend de lui".

6. Sur l'extradition de Roman Polanski aux Etats-Unis

"Il ne doit pas y avoir une justice des riches, une justice des pauvres, une justice des gens connus et une justice des gens anonymes. Le droit doit s'appliquer de la même façon à tous. Le viol d'une petite fille de 13 ans est un crime abjecte qui doit être sanctionné. Mais on peut effectivement s'étonner que Roman Polanski n'ait pas été jugé plus tôt, qu'il ait été interpellé dans des conditions que l'on connait, mais on ne doit pas s'étonner, ni demander qu'il échappe à la loi de son pays"

7. Sur les expérimentations de cagnottes dans des classes pour lutter contre l'absentéisme scolaire

"Il ne faut pas s'opposer systématiquement à ce que fait un gouvernement de droite. S'il y a des choses qui surprennent mais qui sont efficaces, pourquoi pas. Je revendique pour Martin Hirsch, comme il l'a dit, le droit à l'expérimentation.En même temps, cette façon de faire ne conduira pas à beaucoup d'efficacité. Cela peut choquer sur le plan des principes, dans une société où tout devient argent, tout s'achète, tout se vend, c'est quand même suprenant que l'on puisse verser de l'argent, aux intéressés non pas comme cela a été déformé mais à la classe, pour inciter les élèves à revenir. Il y a des solutions bien plus efficaces comme la multiplication des internats de proximité. Quand on regarde les élèves qui ne vont plus à l'école, ce qui est un vrai drame social, sur lequel les parents souvent n'ont plus prise, ce sont souvent des femmes seules qui ont du mal à avoir prise sur leurs grands adolescents, des parents au chômage, en rupture de société. Donc ce sont des gamins qu'il faut absolument raccrocher au système scolaire et à la réussite éducative par les internats de proximité, c'est à dire donner à ces enfants et ces adolescents des adultes référents qui vont les encadrer et leur redonner le goût de l'organisation de vie et le goût du travail. Je pense ensuite que le principal fléau, c'est l'ennui. Ce sont des enfants qui s'ennuient à l'école, qui sont orientés malgré-eux dans des filières dans lesquelles ils sentent qu'il n'y aura pas de débouché. Donc il y a une souffrance de ces enfants dans un système scolaire qui ne leur esr pas adapté. Il faut développer massivement les systèmes d'apprentissage, les formations par alternance, et celà dès que les adolescents sont décrocheurs. Ca marche et ça existe en Poitou-Charentes. Je préconise également un suivi personnalisé de ces élèves par des tuteurs, nous avons créé pour l'instant en région 35 postes de tuteurs dans nos lycées. Il y avait 7% de taux d'absentéisme supérieur à la moyenne nationale. Ces tuteurs vont chercher ces adolescents chez eux quand on ne les voit plus à l'école, ils discutent avec le ou les parents, ils les ramènent à l'école et ils cherchent avec eux des solutions d'apprentissage et de formation par alternance. Ajourd'hui le taux de décrochage scolaire, en deux ans, et c'est spectaculaire est passé à 0,3%. Il est important de dire aussi que des choses fonctionnent et qu'il y a des signes d'espoir. On doit permettre aux jeunes de retrouver confiance en eux-mêmes."

8. Sur le collège unique et le système scolaire français

"La massification du système scolaire fait qu'on a le meilleur système du monde pour la moitié des élèves, et un système difficile où les élèves sont parfois en souffrance pour l'autre moitié. Le système scolaire d'aujourd'hui à la capacitié de surmonter cela, c'est à dire de continuer à être un système scolaire d'élites, car je ne suis pas pas pour le nivellement par le bas, et en même temps créer un système d'excellence dans ses métiers moins reconnus. Il ne faut pas orienter les élèves en difficultés vers l'échec mais vers la réussite, et notamment dans les métiers manuels - qui ne sont pas que manuels - de grande qualité, où il y a souvent moins de chômage et qui ont besoin d'une formation de haut niveau, mais qui n'est pas la même que celle qui est formatée par le lycée. Les élèves qui choisissent cette voie et qui sont accompagnés dans les formations par alternance et notamment les BTS réussissent, il y a 80% d'emploi à la sortie des BTS même en cette période de crise. Je veux revaloriser toutes ces filières qui permettent en plus à ces élèves de continuer et de revenir dans l'enseignement supérieur. Si on articule de la réussite scolaire, y compris dans le choix des métiers opérationnels et en même le droit pour tout homme et pour toute femme de retourner à l'université dans le cursus de sa vie, on conçoit un système de formation professionnelle et de formation continue qui ne laissera personne sur le bord du chemin."

9. Sur la proposition de Daniel Vaillant de légaliser le cannabis

"Je n'y suis pas favorable. J'ai toujours eu cette position et je n'ai pas de raison d'en changer. Tout signal qui serait donné sur la légalisation du cannabis serait un signal très mauvais, il y a quand même d'autres urgences. Jamais on a eu autant besoin de règles, chacun à sa place, avec des adultes référents qui disent tous la même chose, à la famille, à l'école, dans la rue, chez les responsables politiques. Il faut revenir à des repères et des principes.

10. Sur les remises de peine et la récidive

"On ne peut pas régler ces questions de façons gadgétisées. Les récidives en matière sexuelle sont abominables. Mais ne laissons pas croire à l'opinion qu'il y a comme ça des remises de peine automatiques, que l'on relâche dans la nature des personnes qui vont recommencer. Ce qui est en cause, c'est l'absence de soins dans les établissements pénitentiers, la pénurie de psychiatres. Je suis allé regarder ce qui se passe au Québec où il n'y a pas de récidive car dès l'incarcération il y a une obligation de soins, sinon ils ne sont pas relâchés, et suivi obligatoire dès lors qu'il y a sortie. La difficulté en France, c'est qu'il y a une pénurie de personnels, alors même quand les juges prononcent des soins, ceux-ci ne sont pas exécutés. C'est dramatique, c'est le manque de moyens dans ces services publics de la prison et de la santé. Si Brice Hortefeux préconise les même solutions, et bien qu'il le fasse, car lui est au pouvoir, c'est la différence avec moi."

source : LCI.FR, Le Monde, L'Express

20 septembre 2009

Ségolène Royal, seule ?

764748.jpgMieux qu'aux universités d'été de l'UMP, Ségolène Royal a réussi à rassembler autour d'elle et de la fête de la fraternité plus de 3 500 personnes (sources journal sud ouest 20/09/09), différence notable, c'est que ni les militants, ni les politiques présents n'avaient à avoir peur des caméras, fussent-elles cachées, nos valeurs sont saines, nos valeurs sont justes et nous n'avons pas à  en rougir, ni même à en avoir honte !

En dehors de toute ouverture politique douteuse, l'ouverture à la "société civile", nous tous,  est réelle et bien concrète.

"Vous êtes quand même venus!" a lancé l'ex-candidate à la présidentielle en préambule de son discours, très applaudi. "Je ne me sens pas seule", a-t-elle poursuivi, exprimant sa joie de voir les participants "si nombreux".

Un an près son meeting festif au Zénith de Paris, la présidente de Poitou-Charentes a souhaité défendre Désirs d'avenir, et répondre aux critiques.


"Le microcosme parisien (...) a entamé la mise en accusation répétitive et obsessionnelle de la solitude, comme si quelques notables de la politique en attente de jours meilleurs et allant faire leur marché ailleurs comptaient davantage que vous tous, qui donnez généreusement votre temps, vos déplacements, vos énergies", a déclaré Mme Royal. "Vous êtes simples, vous êtes vrais, vous êtes heureux, vous êtes tout simplement la France qu'on aime."

A Montpellier, tout comme aux université participatives de la connaissance, chacun a eu, et a encore la possibilité de s'exprimer, pour faire part de ses rêves, ses envies et ses désirs d'avenir, ce sont bien les connaissances et les expériences de tous qui feront avancer les choses, non plus d'une minorité qui sous couvert de complexité décident à la place de la majorité, c'est ainsi que doit fonctionner une démocratie, la démocratie participative.

Ouvertement, La Présidente de la région Poitou-Charente a tout de même réservé ses principales flèches aux pratiques douteuses des établissements bancaires et aux contradictions présidentielles.

Elle a mis le président de la République au défi d'appliquer ses trois propositions en la matière, à savoir "encadrer strictement les bonus, et même les interdire"; "mettre fin aux intolérables collusions, conflits d'intérêts, négligences (...) entre ceux qui soit-disant régulent et les banques"; et enfin, "recentrer les banques sur leur véritable métier". "Ca veut dire interdire aux établissements financiers de proposer autre chose que des produits solides, robustes, bien identifiés et directs" et leur "interdire désormais de spéculer pour leurs fonds propres", parce qu'"on ne peut pas théoriser le bien-être à Pittsburgh et provoquer le mal-être à Gandrange, à Fabris, à Molex et Continental ".

24 juin 2009

une ligne de conduite ?